23 janvier 2008
Jules et Jim
Vu Jules et Jim lundi sur Arte, j'avais jamais vu un François Truffaut avant, j'ai beaucoup aimé celui-ci, la voix du narrateur hyper rapide, le "premier arrivé au bout de la passerelle", la vie quotidienne de ces trois au bord de la plage, à Paris, et la fin inattendue.
On s'est connu, on s'est reconnu, on s'est perdu d'vue, on s'est r'perdu de vue
20:55 Publié dans mes yeux | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
01 janvier 2008
Bilan
23:20 Publié dans Coups de coeur, J'ai lu, ma tête, mes oreilles, mes yeux, Sur l'écran | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14 décembre 2007
Le théatre c'est la récompense de n'avoir rien attendu
Hier soir, troisème pièce du programme concoté par notre prof de littérature, Illusions comiques, au théatre du Gymnase à Marseille.
Bon, on a appris dix minutes avant que la pièce commence que ça allait durer trois heures, ça met bien en jambe déjà. Petit résumé compilé ci dessous:
Les Illusions comiques s’ouvrent sur un cauchemar en forme de farce ; le poète, « Moi-même », découvre avec ses camarades que le monde entier est soucieux de sa parole. Les journalistes, les politiques, les prélats, les marchands de mode, sont soudainement pris d’une épidémie d’amour du théâtre.
Comme si la mort des -ismes avait en dernier recours ouvert une ère du théâtre, comme si l’humanité avouait qu’il est le seul outil de métaphysique, ou au contraire la seule manière d’échapper à la métaphysique, la seule manière de vivre dignement. Le poète résiste d’abord à cette position inconfortable de « la parole entendue », mais, pris de vertige et poussé par sa mère, accepte toutes les responsabilités du siècle. Il devient en quelques heures le prophète et le héros qui peut répondre à tous les désarrois du temps et à toutes les inquiétudes éternelles.
Il sort de son rôle de contradicteur et d’exilé, il n’est plus excentrique, il est le centre. On remet dans ses mains le pouvoir suprême de changer le monde, on laisse son théâtre agir sur le réel et non plus sur le symbolique. Le pape lui-même vient lui demander conseil. Lui seul est à même de donner ce qui est plus précieux que l’égalité sociale, le sens de la vie. De leur côté, ses camarades comédiens Mademoiselle Mazev, Messieurs Fau, Girard, Balazuc, dans leurs propres rôles, restent dubitatifs sur ce succès planétaire de leur art et défendent que ce que le théâtre doit faire pour le monde, c’est du théâtre et du théâtre seulement.
On aurait pu appeler ça Grandeur et décadence du metteur en scène, dans un monde fictif, le théatre devient le sauveur de l'humanité. C'est drôle, juste, on retiendra le maire de Paris sur son vélo, le (petit) président de la République, l'exercice de sentiments sur la phrase La mort est pour nous la dernière créance de la tante Geneviève (la colère contenue, le regret d'avoir pris du lapin à la moutarde à la cantine et autres absurdités désopilantes), la mise en scène impeccable, le jeu des acteurs parfait.
Avec un entracte nécessaire de 20 minutes tout de même, étant donné que la pièce était ponctué de monologues très travaillés et donc pas toujours facile à saisir, Illusions comiques est du théatre dans la théatre, agréable à entendre.
Le théatre c'est oublie moi et je te reviendrais
18:25 Publié dans ma tête, mes oreilles, mes yeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21 novembre 2007
Huis clos
Hier soir se jouait Huis Clos, de Jean-Paul Sartre mis en scène par Michel Raskine (co-production théatre de la Ville, Paris, théatre du Point du Jour, Lyon) au théâtre du Jeu de Paume à Aix.
Je n'avais jamais lu le texte de Sartre et j'avoue que je ne savais pas de quoi il s'agissait, sinon d'un huis clos. La mise en scène est grunge, violente, le son, la lumière mettent mal à l'aise, braf, tout marche, et on comprend petit à petit qu'il est vraiment difficile d'être mort en paix, et que oui, l'enfer c'est bien les autres.
Renouement avec le théatre, encore trois pièces, cette saison. Même sur les strapontins du paradis c'est (presque) parfait.
10:55 Publié dans mes yeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29 octobre 2007
Ca va pas du tout ça
Un rapport de stage bien avancé (24 pages de torché s'il vous plait), mais quand même pas gagné.
Et là, quatre livres commencés, ça va plus du tout (surtout que j'en ai retrouvé trois autres hier, Mrs Dalloway, Belle du Seigneur et l'enfant eternel).
La reine dans le palais des courants d'air, dernier tome de Millenium que je savoure justement parce que c'est le dernier et que l'auteur, en plus, est mort, donc que du coup, ben il écrira plus rien !!
Comme un roman de Pennac, super essai marrant à la Pennac, sur la lecture.
La première fois que j'ai eu seize ans de Susie Morgenstern, auteur pour ados, adapté au ciné par Lorraine Levy: la première fois que j'ai eu vingt ans avec Marilou Berry. Et c'est drôle, ça me rappelle quand j'avais... seize ans !
La petite trotteuse de Michele Lesbre que j'ai emprunté à la bibli et que j'ai ouvert comme ça hier pour lire le début, et duquel je ne décolle plus..
20:50 Publié dans mes yeux | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
13 mai 2007
Des cerises dans mon jardin
Depuis quelques jours, de la fenêtre de ma chambre, j'aperçois le cerisier, et les voilà elles sont là. Merci le rechauffement de la planète !
Week end repos. Accuser le coup de la dissert' de littérature le saint des saints des exercices universitaires. Discutez une assertion de Barthes sur écrire qui n'est plus raconter mais dire que l'on raconte...
Bu quelques bières avec une copine, bouquiner des bouquins, bosser quand même deux-trois trucs.
Vu Loin d'elle de Sarah Polley, sur cette femme, atteinte de la maladie d'Alzeimer, que son mari doit laisser dans une institution. Peu à peu, il la voit s'éloigner de lui, la souffrance de cet homme, et ce qu'il va faire pour elle, par amour. Un des plus beaux films que j'ai vu depuis le début de l'année. Julie Christie joue à la perfection et Gordon Pinset son partenaire fait passer une émotion intense.
Troisième épisode de mon frère et la lecture, il me réclame Nouvelles sous ecstasy, pourquoi pas l'égoïste romantique pendant qu'on y est ? Aïe aïe aïe, y a du boulot...
21:05 Publié dans mes yeux | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
06 mai 2007
L'amour dure trois ans
Mardi avant de partir, je vais récupérer des trucs à moi dans la piaule de mon frère. Deux semaines avant, il m'avait emprunté 99 francs de Beigbeder, en me disant, ouais c'est cool. Lis petit, lis, me dis-je, l'important c'est de lire, lui qui est plus Harry Potter, Pennac et Seigneur des Anneaux...
Et là, quelle ne fut pas ma surprise lorsque mes yeux tombèrent sur cette scène :
14:05 Publié dans mes yeux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07 mars 2007
Tempête
Je fais rien depuis lundi que regarder la deuxième saison de L word que Jeanne m'a passé. Très très addictif. Alors que j'avancais vers la fin de l'avant dernier épisode, bam! l'ordinateur refuse de le lire. Je peste, tempête et me résigne. Passe au dernier épisode et au bout d'une demi heure, même topo.
Je continue de tempêter.
Pis contreproductivité totale, j'ai rien foutu, rien lu, me suis occupée de rien (la bourse, le stage, la prise de sang..).
14:45 Publié dans mes yeux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03 janvier 2007
Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi
Très beau roman de Mathias Malzieu, autrement connu dans la peau du chanteur de Dionysos. Ecrit après le déces de sa mère, il rencontre Giant Jack, médecin spécisliste du deuil, qui lui offre une ombre un peu spéciale.
Un très beau roman sur le deuil. Gros béguin pour le titre.
Corpus Christine de Mademoiselle Max Monnehay, est un roman sur un homme condamné à vivre allongé et qui possède pour tout mode de déplacement, sa seule capacité à ramper. Sa femme, sorte de grosse baleine, le sequestre chez lui en lui balancant les pires saloperies à la gueule quand par hasard, ils se croisent. Une histoire d'amour en vérité.
16:05 Publié dans mes yeux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16 décembre 2006
And the winner is ..
Ca y est, le problème du coloc est enfin réglé, l'islandais partagera la maison avec nous. Il est très grand, assez cool, et plein d'amis Erasmus, un peu d'exotisme, ça va être cool ! Je soupçonne les garçons de rêver à leurs suédoises, italiennes..
Le prof de salsa était sympa aussi, et il aimait lire ! Mais comme il bosse à côté de la maison, on gardera contact avec lui.
En attendant les vacances, il faut encore bosser trois partiels: bibliothèque, techniques documentaires, sociologie de la communication, que des trucs trop intéréssants ! Le commentaire littéraire s'est à peu près bien passé, un incipit, où j'ai réussi à caser une figure de style de fou: l'épanadiplose, j'étais assez contente de moi. Jusqu'à ce que je me rende compte en sortant que j'avais oublié la problématique.
Heureusement, hier matin, je crois que j'ai assuré une bonne note au partiel de librairie.
Cadeaux de Noël prise de tête, presque finis mais avant tout travailler.
10:00 Publié dans mes yeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





