01 janvier 2008
Bilan
23:20 Publié dans Coups de coeur, J'ai lu, ma tête, mes oreilles, mes yeux, Sur l'écran | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14 décembre 2007
Le théatre c'est la récompense de n'avoir rien attendu
Hier soir, troisème pièce du programme concoté par notre prof de littérature, Illusions comiques, au théatre du Gymnase à Marseille.
Bon, on a appris dix minutes avant que la pièce commence que ça allait durer trois heures, ça met bien en jambe déjà. Petit résumé compilé ci dessous:
Les Illusions comiques s’ouvrent sur un cauchemar en forme de farce ; le poète, « Moi-même », découvre avec ses camarades que le monde entier est soucieux de sa parole. Les journalistes, les politiques, les prélats, les marchands de mode, sont soudainement pris d’une épidémie d’amour du théâtre.
Comme si la mort des -ismes avait en dernier recours ouvert une ère du théâtre, comme si l’humanité avouait qu’il est le seul outil de métaphysique, ou au contraire la seule manière d’échapper à la métaphysique, la seule manière de vivre dignement. Le poète résiste d’abord à cette position inconfortable de « la parole entendue », mais, pris de vertige et poussé par sa mère, accepte toutes les responsabilités du siècle. Il devient en quelques heures le prophète et le héros qui peut répondre à tous les désarrois du temps et à toutes les inquiétudes éternelles.
Il sort de son rôle de contradicteur et d’exilé, il n’est plus excentrique, il est le centre. On remet dans ses mains le pouvoir suprême de changer le monde, on laisse son théâtre agir sur le réel et non plus sur le symbolique. Le pape lui-même vient lui demander conseil. Lui seul est à même de donner ce qui est plus précieux que l’égalité sociale, le sens de la vie. De leur côté, ses camarades comédiens Mademoiselle Mazev, Messieurs Fau, Girard, Balazuc, dans leurs propres rôles, restent dubitatifs sur ce succès planétaire de leur art et défendent que ce que le théâtre doit faire pour le monde, c’est du théâtre et du théâtre seulement.
On aurait pu appeler ça Grandeur et décadence du metteur en scène, dans un monde fictif, le théatre devient le sauveur de l'humanité. C'est drôle, juste, on retiendra le maire de Paris sur son vélo, le (petit) président de la République, l'exercice de sentiments sur la phrase La mort est pour nous la dernière créance de la tante Geneviève (la colère contenue, le regret d'avoir pris du lapin à la moutarde à la cantine et autres absurdités désopilantes), la mise en scène impeccable, le jeu des acteurs parfait.
Avec un entracte nécessaire de 20 minutes tout de même, étant donné que la pièce était ponctué de monologues très travaillés et donc pas toujours facile à saisir, Illusions comiques est du théatre dans la théatre, agréable à entendre.
Le théatre c'est oublie moi et je te reviendrais
18:25 Publié dans ma tête, mes oreilles, mes yeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13 juin 2007
Ne me demande pas

Connaissais pas Clarika, ben c'est 'achement bien !
Clips et tutti quanti sur Daily Motion ...
Ne me demande pas est une sorte de version moderne de la non demande en mariage. Je kiffe.
Je f'rai tout pour toi
M'ach'ter l'intégrale de Sardou
Me couper un doigt
Je te promets je ferai tout
Pour toi je veux bien
Habiter Saint-Germain en Laye
Lire Marx en latin
Sortir avec Julien Courbet
Si ça t'fait kiffer
Tu pourras m'appeler Titine
Je me f'rai tatouer
Le drapeau belge sur la poitrine
Pour toi s'il le faut
Je travaill'rai chez Manpower
Je march'rai sur l'eau
J'écouterai pousser les fleurs
Mais ne me demande pas
Non ne me demande pas
- Non ne me demande pas
Non non non
- Non ne me demande pas
Non pas ça
- Non ne me demande pas
Ma main
Si c'est ton délire
Je chant'rai au bal du loto
Je f'rai Casimir
J'imit'rai bien les animaux
Pour toi si t'en pinces
Je porterai des mocassins
J'anim'rai à Reims
Des colloques sur Jean-Pierre Papin
J'irai même jusqu'à
Lire Voici sans cacher la couv'
Apprendre le finnois
Emmener tes parents au Louvre
Si c'est ton credo
J'appliqu'rai les lois d'la finance
Je f'rai d'la rando
J'm'abonn'rai à Cheminées d'France
Mais ne me demande pas
- Non ne me demande pas
Non non non
- Non ne me demande pas
Non pas ça
- Non ne me demande pas
Ma main
Tu danses ?
[rires]
Si pour toi ça l'fait
J'arrêt'rai la Danette vanille
J'mang'rai du poney
Je ferai baptiser nos filles
Si t'y tiens vraiment
Plus jamais je regarde la Boum
J'prendrai un amant
Je te racont'rai pim pam poum
Mais ne me demande pas
Non non non
Ne me demande pas
- Non ne me demande pas
- Non ne me demande pas
- Non ne me demande pas
- Non ne me demande pas
Ma main tu l'as déjà
Alors ne la lâche pas
Promets-moi
Sans anneau ni contrat
Tu seras tout pour moi
Je serai rien qu'à toi
Allez, tope là !
18:40 Publié dans mes oreilles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03 juin 2007
Crieur et Troc-lecture
Ce matin, levée de bonne heure et de bonne humeur, je traîne mes guêtres la tête dans le pâté jusqu'aux Subsistances pour le dernier troc-lecture du festival les intranquilles, la lecture de Russell Banks était blindée dimanche dernier parait-il, et je suis sortie trop tard de la bibli pour assiter à la table ronde mardi (grr).
Donc, troc-lecture, chacun choisit un livre et en lit un passage pour le faire découvrir aux autres. J'avais amené Antigone de Bauchau au cas où il s'agirait d'un troc-lecture sérieux et Edmond Ganglion et fils d'Egloff si c'était plus fun. Quelqu'un avait amené le dernier Orhan Pamuk alors j'me suis dit que si on jouait dans la cour prix Nobel, autant dégainer mon Bauchau, je suis pas sûre que ça ai intéréssé tout le monde mais bref.
Une charmante jeune femme a présenté L'odeur de l'homme de Marie-Ange Guillaume, recueil de nouvelles apparament désopilant. Après le troc, certains sont parti assister à la table ronde avec Philippe Forest (bien!) et Christine Angot (blurp).
Avec l'odeur de l'homme, nous sommes montés à la Croix-Rousse écouter le crieur. Un jour, il a lu Pars vite et reviens tard de Fred Vargas et lui est venu l'idée d'être crieur, alors tous les dimanches matins, il se pointe place de la Croix-Rousse déclamer les textes des autres. Entre deux génuflexions, deux groupes brésiliens et deux accordéonistes ont improvisés un buff qui a remis du chaud au coeur et fait apparaitre le soleil dans le ciel tout gris de Lyon (véridique !).
Un dimanche matin bien rempli, et très enrichissant.
(Ooh) But I watch her so sadly
How can I tell her I love her
Yes I would give my heart gladly
But each day, when she walks to the sea
She looks straight ahead, not at me
Tall, (and) tan, (and) young, (and) lovely
The girl from Ipanema goes walking
And when she passes, I smile - but she doesn't see (doesn't see)
(She just doesn't see, she never sees me, ...)
17:50 Publié dans mes oreilles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25 mai 2007
La perle du mois (2)
Mercredi midi. Une fille passe son rattrapage de littérature espagnole. Le sujet porte sur le roman picaresque, elle révise.
Elle: "-Donc Lazarillo de Tormes c'est le premier roman picaresque ?
Moi: -Oui. Et si tu veux faire ta maline tu cases dans ta dissert' que Voyage au bout de la nuit, c'est aussi considéré comme un roman picaresque.
Elle s'empare de son stylo pour noter.
Elle: - Voyyage au bout ... de la nuit. Voilà. C'est de qui ?
Moi: - Céline .
Elle: - Céline ? Céline quoi ?
Moi: - Louis Ferdinand Céline
Elle: - Ah bon...
09:25 Publié dans mes oreilles | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
31 mars 2007
Aldebert
Concert d'Aldebert hier soir à l'espace Julien à Marseille. Un super moment, j'adore ce mec ! Après avoir tanné l'ensemble des gens que je connais pour m'accompagner, j'ai perdu espoir et avec ma place en poche, j'ai pris mes pieds pour y aller toute seule.
Depuis le début de la semaine tout le monde me parle des signes: "Quand je met ma culotte super nana je passe de trop bonnes journées!" (véridique!) ou "J'me suis engueué avec mon mec et on a cassé tous les deux nos fermetures éclairs" etc etc.
Eh ben hier, j'ai commencé à y croire à ces conneries. Depuis quelques années, il me tombe toujours une galère sur le coin de la gueule le 1er avril (amendes, angine carabinée un dimanche..), cette année elle avait deux jours d'avance. Je sors des cours, rentre me changer et repart aussitôt pour avoir le temps de me balader un peu dans Marseille. Le bus commence par me passer sous le nez, je me rends compte que j'ai oublié mon plan, c'est pas grave, je me dis que je pourrais faire confiance à mon sens inné de l'orientation.
Je passe retirer de l'argent à la Poste, qui refuse ma carte (maintenant je me dis que la machine aurait pu aussi l'avaler). Deux autres banques, même topo. Et pas un sou sur moi. 45 coups de file plus tard, je trouve une âme charitable pour me prêter de l'argent. Il est déjà 19h et je me dis que le but maintenant, c'est juste d'arriver au concert dans les temps. Je rejoinds mon sauveur qui ne peut me prêter de l'argent que pour l'aller...
Heureusement que je connais des gens sur Marseille et qu'une copine de l'IUT est venue me sauver de cette galère. Finalement, je n'aurais eu qu'une heure et demie de retard sur mon programme, mais 45 minutes d'avance sur l'heure du concert ! Ce qui m'a valu d'être tout près de la scène et de rencontrer trois aixois très sympas.
Le concert était génial, la première partie était assuré par Matar Sall, qui chantait en wolof, un dialecte sénégalais, des rythmes chauds, de très belles sonorités. Et puis il est arrivé, plus de deux heures de concert, un orchestre trop chouette, un violoncelliste pieds nus plus que choupinet, des chansons de tous les albums, des inédits, un solo digne de Metallica en dehors du propos mais génial !
Le public était chaud, ambiance de fou, je dois avouer que les marseillais sont vraiment bon public, et même Aldebert était surpris d'une si bonne ambiance. C'était leur premier concert à Marseille et surement pas le dernier !
13:06 Publié dans mes oreilles | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23 septembre 2006
Wriggles
22:10 Publié dans mes oreilles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16 août 2006
Tu peux compter sur moi
Si t'as besoin de moi, peu importe le problème, pour te tendre la main si les autres portes se referment. La mienne est ouverte sans question, sans conditions, faut juste s'entendre sur la date j'ai des obligations.
Tu peux compter sur moi, quand tu veux et où que ce soit, je serai toujours là pour toi, tu peux compter sur moi, mais surtout n'oublie pas...
Faut pas que ce soit trop loin, j' prends pas l'avion j'ai trop peur, j' prends pas non plus le bateau parce que j'ai le mal de mer. Je peux venir en train mais je voyage en première, comme j' conduis pas, pour la voiture il me faut un chauffeur. Sinon, à part ça, tu peux compter sur moi.
Si tu as perdu le goût et perdu le chemin, si tu tiens à peine debout, si c'est la peine qui te tient. Si tu te sens seul, si t'as besoin d'une épaule, si tu te sens mal, t'hésites pas, tu m'appelles. Tu peux compter sur moi, quand tu veux et où que ce soit, je serai toujours là pour toi, tu peux compter sur moi, mais surtout n'oublie pas...
Le week-end ça m'arrange pas, la semaine j' suis pas trop joignable. Les vacances pourquoi pas, sauf que je coupe mon portable. Je peux je crois en juin, mais vaut mieux que je vérifie. Dimanche en huit je fais rien, ah non ! Je serai pas à Paris.
Sinon, à part ça, tu peux compter sur moi. Faut pas que ce soit trop loin et faut choisir le bon jour, mais je serai là pour toi, j'espère que tu en es sûr. Tu me raconteras tes malheurs, j' dirai des banalités, on parlera pendant des heures et si c'est pas assez, j' te jouerai n'importe comment les morceaux de Joe Dassin, on sortira les trompettes et tant pis pour les voisins.
Si un jour ça va pas, j'espère que tu viendras... je compte sur toi.
Merci Bénabar
Si t'as rien contre le fait que j'te fasse poirauter 20 minutes dans le métro
Si ça t'dérange pas que j'annule toujours au dernier moment ...
Tu peux compter sur moi
Mais bon ca ira quand même..
18:30 Publié dans mes oreilles | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22 juillet 2006
Bénabar
Hier soir, c'étit le concert de Bénabar aux Nuits de Fourvière. Les Nuits de Fourvière sont une espèce de gros festival qui dure presque deux mois, rassemblant divers chanteurs, musiciens, nationalités, activités: chant, danse, théatre, cinéma.
Et ce soir, Bénabar dont le concert est complet depuis plus de trois mois. Autant dire qu'il était en terrain conquis. Ce mec dégage une énergie incroyable, il marche, cours, saute, s'agite dans tous les sens, fais le pitre.
Par contre, ça m'a paru un peu court, mais il a joué des chansons des trois albums, mais aucun inédit. Et des chansons que tout le monde connait et adore, le diner, la berceuse, je suis de celles, c'était très bien, hein, les musiciens sont géniaux et tout, mais j'ai trouvé qu'il ne s'était pas trop mouillé.
Et puis c'était la première fois que je jouais à un deux trois soleil à un concert.
N'empêche c'était bien, on a presque pas senti qu'à 23h il faisait encore 32°C..
L'amour est enfant de bohème
Qui n'a jamais jamais connu de loi
Si tu ne m'aimes pas je t'aime
Et si je t'aime, alors
Fais gaffe à ta p'tite gueule
09:55 Publié dans mes oreilles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18 juin 2006
Collonges en Chanson
Oh oui j'en ai pris plein mes oreilles et mes ptits yeux, à Collonges-au-Mont-d'or, bled de notables, de bourges quoi. Depuis trois ans s'organise dans cette bourgade le festival Collonges en chanson, et cette année c'était Cérino et les Wriggles.
Et c'était trop chouette. Avec ma môman et Julie. Cérino, jeune chanteur stéphanois, dynamique et tout, bien sympatoche le mossieur, mais c'est vrai qu'on attendait les Wriggles et c'était vraiment bien, la mise en scène, ils ont tout chantés, Poupine et Thierry, Julie la p'tite olive, Ah bah ouais mais bon, Moi d'abord, les voisins itou itou.
Et pis hier soir, dîner au Baladin, rue Juiverie. Avec Olivier, Aurel' et les autres, cette auberge est gé-ni-ale, vraiment, ça fait très authentique, très médiévale, les garçons ne se sont pas gênés pour se comporter comme de vrais mâles, mais passons. De la bonne souplette aux carottes, et du pain perdu aux fruits rouges à se damner, et d'autres trucs très appétissant.. Tout en pierre, en sous-terrain, 20°, le rêve.
Et en y allant, qui voit-on, attablé à une terrasse, je vous le donne en mille. Alexandre Astier !!! Alexandre Astier !!! Mais si, le mec de Kaamelott, Arthur. Rhho, comme j'étais toute contente, j'aime trop Kaamelott.
Et pis j'ai eu un cadeau d'Aurel' Génération X de Douglas Coupland, voilà, il a tapé dans le mille, ça me plait trop. Mais euhhh...
01:20 Publié dans mes oreilles | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note







