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28 décembre 2007
En transformation
C'est la fin de l'année et Julie m'a proposé (après beaucoup d'insistance de ma part) de faire peau neuve de mon blog.
Donc en attendant, pas d'affolement, c'est bien Scarlett Johansson et pas du tout moi, même si on m'a dit que j'étais jolie hier et que ça fait toujours plaisir.
Voilà.
Sinon je profite de mes vacances pour voir mes amis, des nouvelles plus tard..
10:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23 décembre 2007
Go back home
Maison sucrée maison. Après ces deux dernières semaines assez intense niveau boulot, je suis rentrée à la maison passer les vacances. On fête Noël aujourd'hui pour cause de frère chéri qui travaille à Noël.
Encore plein de boulot pour l'IUT pendant les vacances, mais je vais prendre le temps de rien faire, voir mes amis, j'ai déjà vu Clara avant qu'elle ne commence la chimio et soit en aplasie. Elle gère ça vraiment bien, et prend les choses du meilleur côté possible. A son âge, les médecins lui ont dit qu'elle avait 99.9% de chances de guérir.
Evidemment, impossible de savoir comment Aurélien gère ça. C'est difficile d'aborder le sujet de front.
Bon, allons nous empiffrer (pas trop, j'ai quand même perdu 5 kilos avec mes histoires d'estomac, j'y tiens!)
12:05 Publié dans mon corps dans l'espace | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14 décembre 2007
Le théatre c'est la récompense de n'avoir rien attendu
Hier soir, troisème pièce du programme concoté par notre prof de littérature, Illusions comiques, au théatre du Gymnase à Marseille.
Bon, on a appris dix minutes avant que la pièce commence que ça allait durer trois heures, ça met bien en jambe déjà. Petit résumé compilé ci dessous:
Les Illusions comiques s’ouvrent sur un cauchemar en forme de farce ; le poète, « Moi-même », découvre avec ses camarades que le monde entier est soucieux de sa parole. Les journalistes, les politiques, les prélats, les marchands de mode, sont soudainement pris d’une épidémie d’amour du théâtre.
Comme si la mort des -ismes avait en dernier recours ouvert une ère du théâtre, comme si l’humanité avouait qu’il est le seul outil de métaphysique, ou au contraire la seule manière d’échapper à la métaphysique, la seule manière de vivre dignement. Le poète résiste d’abord à cette position inconfortable de « la parole entendue », mais, pris de vertige et poussé par sa mère, accepte toutes les responsabilités du siècle. Il devient en quelques heures le prophète et le héros qui peut répondre à tous les désarrois du temps et à toutes les inquiétudes éternelles.
Il sort de son rôle de contradicteur et d’exilé, il n’est plus excentrique, il est le centre. On remet dans ses mains le pouvoir suprême de changer le monde, on laisse son théâtre agir sur le réel et non plus sur le symbolique. Le pape lui-même vient lui demander conseil. Lui seul est à même de donner ce qui est plus précieux que l’égalité sociale, le sens de la vie. De leur côté, ses camarades comédiens Mademoiselle Mazev, Messieurs Fau, Girard, Balazuc, dans leurs propres rôles, restent dubitatifs sur ce succès planétaire de leur art et défendent que ce que le théâtre doit faire pour le monde, c’est du théâtre et du théâtre seulement.
On aurait pu appeler ça Grandeur et décadence du metteur en scène, dans un monde fictif, le théatre devient le sauveur de l'humanité. C'est drôle, juste, on retiendra le maire de Paris sur son vélo, le (petit) président de la République, l'exercice de sentiments sur la phrase La mort est pour nous la dernière créance de la tante Geneviève (la colère contenue, le regret d'avoir pris du lapin à la moutarde à la cantine et autres absurdités désopilantes), la mise en scène impeccable, le jeu des acteurs parfait.
Avec un entracte nécessaire de 20 minutes tout de même, étant donné que la pièce était ponctué de monologues très travaillés et donc pas toujours facile à saisir, Illusions comiques est du théatre dans la théatre, agréable à entendre.
Le théatre c'est oublie moi et je te reviendrais
18:25 Publié dans ma tête, mes oreilles, mes yeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09 décembre 2007
Les navettes
Hier, journée à Marseille avec des copines de l'IUT, mission cadeaux de Noël (oui je suis un peu suicidaire). Mais le jeu en valait la chandelle car vers 16h, nous sommes aller en pelerinage au four des navettes, au bout de quelques petites rues serpendant et grimpant au-dessus du vieux port, nous voici arrivé au très traditionnel four des navettes. A se damner, elles sont délicieuses. Vous avez une petite idée de ce qu'est une navette ? Si oui, imaginez celles-ci dix fois meilleures que celles que vous avez pu manger, sinon, c'est un délicieux biscuit à la fleur d'oranger, qui fondrait presque dans la bouche tellement c'est doux...
J'en ai pris une douzaine que je suis censé garder pour remmener à Lyon, mais je crois bien qu'il va me falloir faire un saut là-bas avant Noël parce que j'aurais tout manger d'ici là..
Cet aprem' complétement superficiel m'a fait du bien et a réussit à m'arracher par moments à la pensée de Clara qui a eu les résultats de ses analyses. Elle a un lymphome et commence la chimio la semaine prochaine. Elle a 18 ans. Et je n'arrête pas de penser à elle.
16:20 Publié dans ma bouche | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
04 décembre 2007
La vie c'est pas ...
La vie c'est pas je sais plus quoi, mais là ça fait bien chier.
Je rentre à Lyon pour apprendre que ma Clara est à l'hopital depuis 10 jours, et que les medecins lui font passer toute une batterie d'examens et qu'ils savent toujours pas ce qu'elle a. La dernière fois qu'on s'est parlé elle avait de la fièvre, mais je pensais pas que c'était aussi grave. Et à 18 ans merde, y a autre chose à faire que de subir des ponctions lombaires, des scanners, d'avoir des poussées de fièvre et tout le toutim.
En fait, ce qui me mine le plus, c'est de rien pouvoir faire et en plus, d'être à 300 foutus kilomètres d'elle. De toute façon, elle est bien entouré et comme je ne suis ni medecin, ni dieu je ne peux pas faire grand chose pour elle. Juste espérer que ce ne soit pas trop grave et la soutenir du mieux que je peux. Mais bordel, ça fait chier. Quand je suis énervée je suis vulgaire c'est comme ça.
21:30 Publié dans ma tête | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



